Mon histoire avec la photographie

Il y a près de dix ans, sans vraiment le savoir, j’ai commencé à construire mon regard.

Adolescente, avant chaque cours de danse, je faisais un détour par le Virgin Megastore. J’y passais de longs moments à feuilleter des livres de photographie, fascinée par les images qui racontaient Marseille, les visages tatoués, les corps marqués, les âmes capturées. Ces clichés me parlaient. Sans mots, ils disaient beaucoup.

Plus tard, c’est en créant ma propre marque de vêtements que j’ai pris l’appareil pour la première fois, pour mettre en scène mes créations. Mais très vite, ce n’est plus seulement la mode que j’ai voulu figer, c’était l’émotion. L’instant. L’humain.

Aujourd’hui, ma démarche photographique se déploie à la croisée de la rue et du studio. Je cherche à capter l’essence des personnes, là où elles vivent, marchent, attendent, rêvent. Dans les rues de ma ville, dans les regards croisés au hasard, dans les silences du quotidien. Mon appareil devient un témoin, une mémoire visuelle de celles et ceux que l’on ne regarde pas toujours.

Chaque portrait est une rencontre. Un miroir aussi, de mes propres questionnements, de mon monde intérieur.